INFOGRAPHIE - Les Nike
Tn combats de rue plongent le grand port du Sud dans l'anarchie alors que Sanaa, la capitale, est devenue une ville fantôme.
Correspondante au Caire
C'est donc ça, la guerre. Le fracas des bombes, la mort d'innocents - une soixantaine d'enfants tués en une semaine selon l'Unicef -, et cette peur qui creuse inlassablement l'estomac. Les armes, Shatha, 29 ans, a pourtant grandi avec. Dans son pays, le Yémen, pétri de traditions tribales, la plupart des hommes portent symboliquement un poignard à la ceinture, signe que le conflit n'est jamais bien loin.
Mais depuis une semaine, date du début des frappes de la coalition saoudienne contre les rebelles houthistes, il a pris une dimension particulièrement effrayante. «Les premiers jours, les frappes étaient nocturnes. Maintenant, les bombes tombent à tout moment du jour et de la nuit. Elles sont immédiatement suivies par les tirs de l'artillerie antiaérienne, encore plus dangereux car leur trajectoire est moins précise», raconte la jeune Yéménite. Sa maison, située non loin du palais présidentiel, Nike TN Requin occupé par les forces houthistes et régulièrement visé par l'aviation saoudienne, est aux premières loges des frappes. «Les murs tremblent à chaque détonation. Pour me protéger, je me cache derrière le frigidaire. Un instinct de survie comme un autre…», dit-elle.
Les jeunes miliciens houthistes font la loi
Dehors, la capitale yéménite a pris des allures de ville fantôme. «On sort juste pour faire des courses. Il n'y a pas de couvre-feu, mais la plupart des magasins ferment à la nuit tombée. La foule, c'est seulement devant les stations essence, à cause de la pénurie qui sévit», poursuit-elle. Dans les rues, de jeunes miliciens houthistes font la loi, tn
pas cher la kalachnikov en bandoulière. Officiellement, ils sont là pour traquer les djihadistes d'al-Qaida. «Mais en vérité, ce sont des.
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